Les pièges sur la voie du guérisseur

Pamela Kribbe

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photocrédit: Pinterest

Le 25 juillet 2004 une canalisation avec Jeshua s’est tenue lors d’une session personnelle à Tilburg.
Ci-dessous, vous pouvez lire le texte, ainsi que les réponses de Jeshua aux questions de l’auditoire…
Le texte parlé a été quelque peu révisé pour en améliorer la lisibilité.


Chers amis, c’est avec un grand plaisir et un grand bonheur que je vous accueille en ce lieu où vous êtes assemblés pour écouter votre vieil ami. Je suis Jeshua. J’ai vécu parmi vous lors de ma vie terrestre, en tant que Jésus. J’ai été humain et je connais tout ce que vous traversez en tant qu’humains dans un corps humain et dans une vie terrestre. Et je suis venu ici vous aider à comprendre qui vous êtes.

Vous tous qui êtes présents et nombre de ceux qui liront ce message plus tard êtes des artisans de Lumière. Vous êtes des anges de Lumière qui avez oublié qui vous êtes vraiment. Vous êtes tous passés par de nombreuses épreuves au cours de votre voyage sur la terre, tout au long de vos nombreuses vies terrestres. Et je connais de l’intérieur ces épreuves.

Vous êtes maintenant parvenus à un point de l’histoire de votre âme où vous achevez un cycle de vies. A ce point, vous êtes de plus en plus en relation avec le Soi plus grand que vous êtes en réalité, le Soi indépendant du temps et de l’espace. Vous êtes dans la phase où vous permettez à votre Soi immatériel plus grand d’entrer dans votre être terrestre, dans votre vie quotidienne.

Vous trouvez encore qu’il est difficile de maintenir une connexion constante avec votre Soi plus grand, car vous avez oublié qu’en vérité, vous êtes cette source de Lumière. Néanmoins, vous avez tous commencé ce voyage intérieur et au cours de ce voyage, vous avez ressenti le désir, voire la vocation, d’aider les autres sur leur chemin de croissance intérieure et de conscience de soi. C’est naturel, surtout pour les artisans de Lumière, qui veulent partager le fruit de leurs expériences avec les autres.Vous êtes tous des enseignants et des guérisseurs-nés.

A partir du moment où vous prenez sur vous de guider les autres comme enseignant ou guérisseur, il est vraisemblable que vous trébuchiez sur un certain nombre de pièges. Ces pièges sont le résultat de malentendus sur ce que signifie guider quelqu’un spirituellement. Ils proviennent d’erreurs de conception quant à la nature de la guérison et à votre rôle de guérisseur. J’aimerais vous parler aujourd’hui de ces pièges.

Qu’est ce que guérir ?  

Quelle est l’essence de la guérison ? Que se passe-t-il lorsque quelqu’un « va bien », que ce soit sur le plan physique, émotionnel ou psychologique ? Ce qu’il se passe, c’est que cette personne est capable à nouveau de se relier à sa lumière, à son Soi plus grand. Cette connexion a un effet curatif sur tous les plans : mental, physique et émotionnel.

Ce que chacun cherche chez un guérisseur ou un enseignant, c’est un espace énergétique qui lui permette de se relier à nouveau à sa lumière intérieure, à la part de lui-même qui connaît et comprend. L’enseignant ou le guérisseur a la capacité d’offrir cet espace car il (elle) a déjà établi cette connexion en lui (elle). Le guérisseur à une fréquence vibratoire à sa disposition, qui détient la solution au problème de son client. Être un guérisseur ou un enseignant signifie porter la fréquence énergétique de la solution dans son champ d’ énergie et l’offrir aux autres. C’est cela et rien d’autre.

Pour l’essentiel, c’est un processus qui peut prendre place sans paroles ni actions. C’est l’énergie que vous avez en tant qu’enseignant ou guérisseur qui a cet effet curatif. C’est votre énergie illuminée qui ouvre à l’autre la possibilité de se remémorer ce qu’il sait déjà, de se relier à sa lumière intérieure, à son intuition. C’est ce rappel, cette connexion, qui fait que la guérison survient. Toute guérison est en fait une autoguérison.

Guérir ou enseigner n’a en fait rien à voir avec des compétences ou des connaissances spécifiques que vous pouvez apprendre dans des livres ou en suivant des cours. Le pouvoir de guérison ne s’acquiert pas par quelque chose d’externe. C’est en rapport avec la « fréquence de la solution » présente dans votre champ d’énergie et qui résulte de votre croissance intérieure et de la clarté de votre conscience. Souvent, en tant qu’enseignant ou guérisseur, vous êtes encore impliqué dans des processus de croissance personnelle. Cependant, il y a des parties de votre champ d’énergie qui sont devenues si claires et si pures qu’elles peuvent avoir un effet curatif sur les autres.

Il est essentiel que vous compreniez que cet effet n’est pas quelque chose qui exige un dur labeur. C’est le client qui décide d’assimiler ou pas l’énergie que vous lui offrez, de lui permettre d’entrer. C’est le choix du client. Vous le lui offrez par ce que vous êtes, en étant présent pour l’autre. Ce n’est pas par les compétences ou les connaissances que vous avez apprises de quelqu’un d’autre que vous avez une influence curative mais simplement par ce que vous êtes, le cheminement intérieur que vous avez parcouru. C’est surtout dans le domaine des problèmes que vous avez traversés sur un plan émotionnel intime que vous êtes vraiment en mesure d’aider les autres. Votre lumière dans ces domaines brille comme une balise pour les gens qui sont encore coincés dans ces questions, vous leur faites signe gentiment d’en sortir.

Dans les domaines où vous vous êtes guéris de plaies et de blessures profondes, vous êtes devenus de vrais maîtres, dont la sagesse est fondée sur une connaissance intime et une expérience authentique. Se guérir soi-même, prendre la responsabilité de ses plaies intérieures et les envelopper de la lumière de sa conscience, telle est la clé pour devenir un enseignant et un guérisseur. C’est votre capacité à vous guérir qui fait de vous un artisan de Lumière. Cela crée l’« énergie de la solution » dans votre être, qui offre aux autres un accès à leur propre pouvoir d’autoguérison.

Lorsque vous traitez des clients ou que vous aidez des gens qui vous entourent, vous « lisez » souvent leur énergie. Intuitivement, vous vous accordez à eux quand vous les écoutez, quand vous leur donnez un conseil ou quand vous les traitez par des méthodes de soins énergétiques. Mais le client ou la personne avec qui vous travaillez est tout aussi occupé à « lire » en vous. Tout comme vous vous harmonisez avec leur énergie, ils absorbent eux aussi la vôtre, consciemment ou subconsciemment. Intuitivement, ils ressentent si ce que vous dites et faites est en accord avec tout votre être, si c’est en harmonie avec ce qui émane de vous, votre vibration d’énergie. Ils ressentent qui vous êtes, en-dehors de vos paroles et de vos actions.

C’est dans cette lecture que le client fait de vous que s’opère l’avancée. Quand le client se sent libre et en sécurité en votre présence, quand il se sent entouré d’un type de conscience qui le rend autonome et l’incite à avoir confiance en sa connaissance intérieure, alors tout ce que vous pourrez dire ou faire revêtira cette qualité curative. Quand vos paroles et vos actions s’appuient sur ce que vous êtes, ils deviennent alors porteurs de la lumière et de l’amour qui peuvent amener le client au coeur de sa propre lumière et de son amour.

Lorsqu’une personne vous demande honnêtement votre aide, cette personne s’ouvre à votre énergie de façon à être touchée par la partie de vous qui est la plus pure et la plus claire. Cette part de vous ne tire pas son origine des livres que vous lisez ou des compétences que vous avez apprises. C’est le résultat d’une alchimie personnelle, d’une transformation personnelle de la conscience, qui porte votre signature unique. J’aimerais insister sur cet aspect, car il semble qu’il y ait une tendance parmi les artisans de Lumière (des gens qui, par nature, ressentent un fort désir d’aider les autres), une tendance à continuer à rechercher un nouveau livre, une nouvelle méthode, un nouveau savoir-faire qui pourraient les aider à être de meilleurs enseignants ou de meilleurs guérisseurs. La véritable guérison est aussi simple que cela.

Quand je vivais sur la terre, je transmettais une qualité d’énergie par mes yeux. Quelque chose s’écoulait de mes yeux, qui avait un effet curatif immédiat sur les gens ouverts à cela. Ce n’était ni un tour de magie ni un talent spécial que j’avais. J’étais en contact avec ma source intérieure de vérité. Je rayonnais naturellement la lumière divine et l’amour que j’avais reçus en héritage, tout comme ils sont le vôtre, et c’est cela qui touchait les autres êtres vivants. Il en va de même pour vous. Vous n’êtes pas différents de moi. Vous avez suivi le même cheminement intérieur et vous êtes passés par les mêmes épreuves et les mêmes chagrins pour arriver finalement au point où j’étais quand je vivais sur la terre. Vous êtes tous en train de devenir des êtres Christiques conscients.

L’énergie du Christ est votre destinée spirituelle et vous intégrez peu à peu cette énergie dans votre existence quotidienne. C’est le Christ en vous qui guérit et enseigne en conséquence naturelle de ce qu’est l’énergie du Christ. Trop souvent, vous vous identifiez encore avec l’apprenti ou l’élève assis aux pieds d’un maître, et qui écoute, questionne et recherche. Mais je vous dis que le temps de l’apprentissage est terminé. Il est temps de proclamer votre maîtrise. Il est temps de faire confiance au Christ en vous et d’amener cette énergie à se manifester dans votre réalité quotidienne.

Pour devenir un avec le Christ en vous, enseigner et guérir à partir de cette énergie, vous avez besoin de lâcher prise d’un certain nombre de choses. Ce sont les pièges que vous rencontrez sur votre chemin pour devenir enseignant / guérisseur. Je distinguerai trois domaines où surviennent ces pièges.

Le piège de la tête

Le premier piège se trouve dans la zone de la tête ou du mental. Vous êtes très doués pour analyser et classer les choses en catégories selon un cadre de référence général. Cela peut être pratique dans certaines circonstances mais en général, votre part mentale, celle qui pense, participe beaucoup au monde de la dualité.

Par « monde de la dualité », j’entends un type de conscience qui divise les choses en bien et en mal, lumière et obscurité, sain ou malade, masculin ou féminin, ami ou ennemi, etc. C’est un type de conscience qui aime séparer et étiqueter et qui ne reconnaît pas l’unité sous-jacente à tous les phénomènes. C’est un type de conscience qui aime travailler avec des principes généraux et une application rationnelle, objective, à chaque cas individuel. Elle ne considère pas vraiment la possibilité qu’il y ait une autre approche beaucoup plus directe de la réalité : l’approche de la connaissance intuitive, ou « connaissance par le sentiment ».

L’énergie du Christ est en-dehors de la dualité. L’énergie du Christ constitue le courant de l’Être qui sous-tend toutes les polarités. Mais le mental ne reconnaît pas l’existence de ce niveau d’unité mystique. Le mental aimerait découper l’océan de l’Être en portions définissables, en catégories telles qu’il puisse le saisir de façon rationnelle. Le mental aime élaborer des structures, des théories, qui peuvent se superposer à la réalité, à l’expérience directe. Là encore, c’est parfois utile et bénéfique, spécialement pour les matières pratiques, mais pas tellement quand il s’agit de guérison et d’enseignement véritables, provenant du coeur.

Si vous avez une approche théorique de vos clients, vous essayez de faire entrer leurs symptômes individuels dans une catégorie générale et vous attendez de la théorie qu’elle vous renseigne sur ce type de problème et  sa solution. C’est ce que vous apprenez lors de votre formation de psychologue, de travailleur social ou de tout autre sorte de conseiller professionnel. Je ne dis pas que tout cela est mauvais mais j’aimerais vous demander ceci : lorsque vous travaillez avec quelqu’un, que ce soit professionnellement ou dans votre vie personnelle, lâchez prise de toutes vos pensées et de vos raisonnements, toutes les présomptions que vous avez au sujet de ce qui ne va pas chez l’autre, et simplement, écoutez à partir du coeur. Accordez-vous à l’énergie de l’autre à partir de l’espace de silence qui est en vous. Ressentez juste avec votre coeur et votre intuition où se tient l’autre personne, comment c’est dans son monde intérieur. (Voir à la fin de ce message, une méditation guidée à cet effet.)

Vous vous faites souvent des idées à propos de ce que l’autre a besoin de faire pour résoudre ses problèmes. Vous analysez son problème et vous élaborez une solution. Il se peut même que vous ayez raison. Mais le fait  est que vos idées ne sont pas nécessairement accordées à l’énergie de l’autre personne à ce moment précis. Il se pourrait que vous soyez en décalage complet par rapport à la façon dont il se sent réellement. Votre aide ne porte ses fruits que lorsqu’elle est accordée à la réalité énergétique de celui que vous aidez. Il se pourrait qu’il ou elle ait besoin d’une approche totalement différente de celle que vous évaluez avec votre esprit rationnel.

Je vous invite à percevoir et ressentir l’autre personne purement et simplement à partir de votre espace intérieur silencieux et intuitif. Permettez-vous de transcender la dualité et de vous imprégner de la compassion du Christ. Je vous invite à vous laisser réellement inspirer par la présence de l’autre, lorsque vous lui offrez l’enseignement et la guérison.

Souvent, la solution est alors très simple. On a besoin de votre sagesse, pas de vos connaissances. On vous demande votre compassion et votre compréhension intime, pas votre jugement. Vous n’êtes pas censé fournir une solution, être le visage de l’autorité. Vous êtes là pour être le visage de l’amour.

Voici un exemple pour illustrer cette question. Prenons des parents qui veulent aider leurs enfants dans les problèmes qu’ils rencontrent. A cause de leur expérience, les parents savent mieux évaluer les conséquences de certaines actions que ne le font leurs enfants. Sur la base de cette connaissance, les parents mettent souvent leurs enfants en garde ; ils veulent leur épargner des difficultés et leur conseillent de faire ce qu’ils pensent être juste pour eux. Cela peut paraître une bonne manière d’aider, d’un point de vue mental. Et dans certains cas, il est raisonnable d’agir ainsi.

Cependant, bien souvent, si les parents se mettaient à l’écoute de l’enfant à partir de leur espace de silence, intuitif, ils comprendraient que leur enfant attend d’eux quelque chose d’entièrement différent. Ce dont l’enfant a le plus besoin, c’est que ses parents lui fassent confiance et qu’ils le rassurent. « Fais-moi confiance, laisse-moi être qui je suis. Laisse-moi commettre des erreurs, laisse-moi trébucher et garde foi en moi. » Lorsque vous vous reliez à votre enfant à partir d’un espace de confiance, en fait vous l’encouragez à suivre son intuition. Cela peut l’aider à prendre une décision qui lui semble juste et qui vous semble également compréhensible de votre point de vue. Mais, sous prétexte que vous savez mieux que lui, si vous essayez de lui faire faire quelque chose, votre enfant sentira un manque de confiance dans votre attitude et  cela aura pour conséquence qu’il vous résistera encore davantage.

Les enfants lisent en vous lorsque vous leur offrez votre aide. C’est dans leur nature de percevoir de façon  perspicace vos émotions derrière vos paroles. Ils sentent très bien votre peur ou votre jugement sous-jacents. Ils réagiront souvent à ces émotions plutôt qu’à vos paroles, et s’ils manifestent de l’aversion, ils semblent tout à fait déraisonnables. Mais en fait, il se peut que ce soient les parents qui agissent de façon trop raisonnable, c’est à dire qu’ils ne reconnaissent pas leurs émotions sous-jacentes et qu’ils ne sont pas en relation avec l’enfant de façon ouverte et honnête. Pour ce faire, les parents auront à lâcher prise de leurs notions préconçues et à s’ouvrir à la réalité émotionnelle de l’enfant. C’est en écoutant de façon authentique les préoccupations et les soucis de l’enfant qu’une vraie communication peut s’établir.

Je mentionne cet exemple car il est si facile et si ordinaire d’être en relation avec quelqu’un, et nous savons tous combien il est difficile de soutenir ses enfants dans une attitude de confiance et d’ouverture. Cela se résume à lâcher prise : lâcher prise de vos idées à propos de « ce qui devrait être », de vos désirs et de vos souhaits, et de laisser vraiment l’autre exister. Entourer quelqu’un d’un espace d’ouverture et de compréhension vraie, sincère, c’est lui offrir la véritable énergie de guérison. Bien souvent, ce qui aide réellement l’autre, c’est votre acceptation totale des choses telles qu’elles sont. C’est lorsque l’on n’essaie pas de changer quelque chose mentalement que l’on se met en relation vraie avec l’autre et qu’on lui ouvre tout grand l’accès à l’amour et à la compassion.

Le piège du coeur    

le second piège que vous rencontrez lorsque vous tentez d’être un enseignant ou un guérisseur se situe dans la zone du coeur. Le coeur est un point de jonction de nombreuses énergies. Le centre (ou chakra) du coeur forme un pont entre le ciel et la terre et entre les centres d’énergie ou chakras supérieurs et inférieurs. Le coeur rassemble des énergies d’origine différente et il est capable de reconnaître l’unité sous-jacente. Le coeur vous permet de transcender la dualité et de tendre la main à quelqu’un avec amour et compassion. Le coeur est le siège de votre capacité à vous mettre à l’écoute de l’énergie de l’autre et de ressentir ce qu’il vit. C’est le centre de l’empathie. Très clairement, le coeur joue un rôle important dans toute forme d’enseignement ou de guérison spirituels. Beaucoup d’entre vous sont naturellement doués pour l’empathie, ils ont une tendance naturelle à ressentir les humeurs et les énergies des autres. Cette capacité vous est fort utile lorsque vous travaillez avec eux.

Toutefois, il y a aussi un piège important en relation avec ce talent. Il se peut que votre sensibilité à l’énergie des autres soit si forte qu’il vous est difficile de faire la distinction entre vos émotions personnelles et  celles de l’autre. Parfois, il vous arrive d’absorber tellement l’énergie de l’autre que vous perdez le sens de vous-même. Il se peut que vous vouliez tellement aider quelqu’un, spécialement puisque vous savez comment il se sent, que vos énergies se mélangent et que vous commencez à porter des fardeaux qui ne sont pas les vôtres.

Quand cela se produit, il y a un déséquilibre. Vous donnez trop. Vous outrepassez vos limites lorsque vous vous laissez emporter par la souffrance de quelqu’un et que vous sortez de votre chemin pour l’aider. L’énergie que vous donnez en trop se retournera contre vous. Cette énergie excédentaire va vers l’autre mais elle ne contribue pas à la résolution de ses problèmes. Il se peut que le client soit incapable d’intégrer ou de recevoir cette énergie, ou il en est effrayé, ou bien il ne la remarquera même pas. Vous finirez par vous sentir fatigué, contrarié et frustré.

Ce qui vous dit quand vous donnez trop, ce sont les signaux que votre corps et vos émotions vous envoient. Si vous vous sentez vide, frustré ou lourd après avoir vu un client ou essayé d’aider quelqu’un, cela indique que vous avez fait trop d’efforts.

Lorsque vous offrez l’enseignement et la guérison à partir d’un point de vue équilibré, bien centré, vous vous sentez libre, vif et inspiré. A la fin d’une séance, vous récupérez aisément votre énergie et reprenez contact avec vous-même. Vous lâchez prise de l’autre personne et il n’y a pas de cordes ou de ficelles qui traînent entre vos champs d’énergie.

S’il reste un lien énergétique avec l’autre personne parce que vous voulez tellement qu’il ou elle aille mieux ou soit heureux, ce lien a un effet destructeur sur votre énergie. En restant préoccupé par ce client, vous absorbez trop fortement ses énergies émotionnelles. Vous allez donner de vous-même pour soulager son fardeau et c’est là que se manifeste une codépendance entre vous deux. Le client commence à s’appuyer sur vous et votre bien-être va dépendre de son bien-être. Cet enchevêtrement d’énergies n’aide pas le client et il vous épuise.

Pourquoi cela arrive-t-il si fréquemment lorsque vous commencez à aider les gens ? Pourquoi ce piège est-il si difficile à éviter, spécialement pour les artisans de Lumière ? D’où vient ce besoin douloureusement intense d’aider et de rétablir, de faire du monde un endroit meilleur ? En partie, ce désir naturel s’explique par l’histoire de votre âme telle qu’elle est relatée dans la série de l’artisan de Lumière (en première partie de ce livre). Vous avez bien une mission intérieure qui consiste à apporter à ce monde enseignement et guérison. Mais la tendance à trop donner tire son origine d’une douleur en vous dont vous n’êtes pas totalement conscients. Cette douleur vous pousse à un excès de zèle dans le don.

Il y a dans votre coeur une douleur et une tristesse qui font que vous aspirez à une nouvelle manière d’être, un niveau de conscience plus accordé à la divinité naturelle de tout ce qui vit. Vous avez la nostalgie d’une réalité terrestre plus empreinte d’amour et de paix. Dans votre incarnation actuelle, vous n’êtes pas venus explorer les voies de l’ego. Vous êtes las et fatigués de cela. Vous êtes venus répondre à un ancien chant de votre âme. Vous êtes venus apporter votre aide pour restaurer la paix, la joie, le respect et la communion sur la terre.

Votre corps émotionnel porte les cicatrices de nombreuses vies au cours desquelles vous avez tenté d’incarner la lumière de votre âme et où vous avez rencontré résistance et rejet. Vous êtes venus ici à reculons mais en même temps, la vieille fleur de la passion n’est pas flétrie en vous. Vous êtes à nouveau ici ! Mais maintenant, à cause de cette peine que vous portez en vous, vous êtes comme des fleurs délicates et sensibles qui ont besoin de solides fondations pour grandir et s’épanouir. Vous avez besoin d’un solide sens d’enracinement à la terre et d’être bien centrés.

Par enracinement, j’entends que vous avez besoin d’avoir des racines dans la terre, d’avoir conscience de la façon dont fonctionne la réalité terrestre, de savoir quels sont les éléments que vous avez à gérer en vivant dans un corps physique. Parfois, vous êtes si enamourés du spirituel que vous oubliez de prendre soin de vous et de votre corps. Vous planez ou devenez trop idéalistes, trop irréalistes. Vous aimeriez bien souvent transcender la réalité de la terre mais c’est seulement par l’entremise de la terre, en vous sentant à l’aise et familiers avec l’élément « terre » que l’énergie de votre âme peut s’épanouir ici.

Par « être bien centrés », j’entends que vous avez besoin d’être vrais envers vos sentiments, envers ce que vous sentez être juste pour vous. En tant qu’humains, vous avez un ego, une personnalité individuelle qui vous distingue des autres. L’ego a une fonction précieuse. Il vous permet de focaliser l’énergie spécifique de votre âme dans la réalité matérielle. Vous n’avez pas à sacrifier votre individualité à un quelconque « bien supérieur »! Vous n’êtes pas ici pour éliminer votre ego mais pour laisser la lumière de votre âme briller à travers lui. Vous avez besoin de votre ego pour manifester votre énergie extérieurement.

A cause de la douleur que vous portez en votre âme, à cause de votre lassitude de ce qui est ancien, à cause de votre aspiration à la Nouvelle Terre, vous pouvez vous sentir déracinés et décentrés. Vous avez tendance à  pousser au changement là où la situation n’est pas prête, ou bien vous essayez d’éveiller les gens à un rythme plus rapide qu’ils ne peuvent gérer. Vous mettez trop d’enthousiasme à donner. Ce zèle intempestif peut prendre la forme d’un engagement total pour une bonne cause ou dans la préoccupation intensive du bien-être des autres. Mais au coeur de cela, il y a de l’impatience et de l’inquiétude. Il se peut que pour un temps, vous vous sentiez inspirés, passionnés et engagés, mais à un moment donné, vous serez déçus, puis irrités et furieux parce que vous aurez épuisé vos ressources d’énergie.

Le piège du coeur, le piège de trop donner, provient du fait que vous n’acceptez pas la réalité telle qu’elle est. Il y a en vous de l’impatience et de l’inquiétude qui font qu’il vous est difficile de lâcher prise. A cause de cela, il vous est difficile de garder la bonne distance émotionnelle par rapport aux gens que vous essayez d’aider ou aux causes pour lesquelles vous vous engagez.

Vous êtes des enseignants et des guérisseurs, vous avez vraiment une mission sur la terre. Mais pour l’accomplir en vérité, paradoxalement, vous avez besoin de lâcher prise de cet affreux besoin de changer les choses, car votre zèle a quelque chose de douloureux, c’est la douleur de ne pas vous sentir chez vous sur la terre, telle qu’elle est maintenant. Un véritable changement spirituel passe toujours par une acceptation préalable. Pour devenir vraiment l’enseignant et le guérisseur que vous voulez être, vous avez besoin d’étreindre votre souffrance et de la guérir. Vous avez besoin de faire la paix avec vos émotions intimes de peur et de colère. Si vous le faites, vous découvrirez que ce besoin irrésistible d’aider les autres ou de vous engager dans une bonne cause fait place à un sentiment très calme de paix et d’acceptation. Il y a alors vraiment une qualité curative qui émane de vous.

Lâcher prise de la souffrance et des épreuves des autres et leur laisser complètement le temps et l’espace nécessaires pour suivre leur processus personnel peut vous faire souffrir. Car cela vous ramène directement à votre solitude et à votre impression d’être perdus dans cette réalité terrestre. La différence entre ce monde cruel et imparfait et la réalité de vos rêves, tellement plus belle et plus pure, vous blesse profondément. C’est un défi pour vous de ne pas fuir cette blessure, de la laisser occuper entièrement votre conscience et de l’envelopper de vos ailes d’ange.

Dès lors que vous reconnaissez votre zèle à aider ou combattre pour une bonne cause, et que vous prenez conscience de la souffrance qui s’y cache, cette part de vous qui n’accepte pas la réalité telle qu’elle est, il vous est possible d’en lâcher prise. Dès que vous réalisez que votre zèle et votre impatience proviennent d’une souffrance intime et d’une tristesse, il vous est possible d’arrêter de donner trop. Vous pouvez alors  concentrer votre attention sur vous et trouver des moyens d’être vraiment en paix avec ce que vous êtes. Vous pouvez vraiment commencer à pratiquer le don envers vous.

Vous devenez alors un artisan de Lumière complètement enraciné et bien centré, dans l’acceptation de vous-même et des autres. La seule chose adéquate que vous ayez à faire en tant qu’artisan de lumière, c’est de mettre votre énergie à la disposition des autres. Vous enseignez et guérissez en laissant s’émaner l’énergie de la solution présente dans votre champ énergétique. Bien souvent, vous attirez à vous des gens qui ont exactement le même type de problèmes que vous avez traversés. Vous êtes allé au fond de ces questions et vous avez donc atteint dans ces domaines une sagesse et une pureté qui font partie de votre être. Ce sont les parcelles de vous qui sont dans l’illumination. Elles sont sacrées, inviolables et ne peuvent se perdre. Elles ne sont pas le fruit d’une connaissance apprise que vous pouvez oublier. Ce que vous avez à offrir aux autres n’est pas un outil ou une théorie, c’est vous transformé par la vie, l’expérience et le courage d’affronter vos  blessures intérieures.

L’oeuvre de lumière que vous avez à accomplir viendra à vous sans effort. Ce sera quelque chose qui vous  semble très naturel. Pour trouver votre mission, ce pour quoi vous êtes faits dans la vie, vous avez juste besoin d’être vraiment conscients de ce à quoi vous aspirez et d’agir selon votre inspiration. Ce faisant, vous manifesterez votre énergie dans le monde et les autres en seront touchés et inspirés, parfois sans que vous en soyez conscients. En vérité, il n’y a rien de plus à faire. C’est cela, l’oeuvre de lumière que vous êtes venus accomplir.

Les artisans de Lumière qui connaissent l’équilibre entre le don et la réception auront plus de joie et de paix dans leur vie et cette fréquence de la solution émanera davantage d’eux, de façon plus fluide. Ils sont sensibles et empathiques mais ils ont aussi un sens très clair de leurs limites. Ils se permettent de recevoir tout aussi facilement qu’ils donnent et ainsi, les deux courants, celui du don et celui de la réception, se renforceront dans leur vie.

Le piège de la volonté

J’aimerais vous parler à présent d’un autre piège fréquent sur votre chemin de guérisseur / enseignant en devenir. J’ai mentionné un piège dans la zone de la tête et un dans celle du coeur, j’aimerais terminer par le piège de la volonté.

On peut localiser la volonté dans le plexus solaire, situé près de l’estomac. Ce centre (ou chakra) gouverne la capacité d’agir, de manifester votre énergie intérieure à l’extérieur, sur le plan physique, terrestre. Quand la volonté est reliée à votre intuition, à cet aspect silencieux de vous qui transcende la dualité, les choses s’écoulent avec aisance et sans effort dans votre vie. Vous allez agir à partir d’un sentiment intérieur de confiance et de sagesse. Quand votre plexus solaire (qui est aussi le centre de l’ego) est guidé par le coeur, vous faites généralement ce que vous aimez faire et vous vous sentez joyeux et inspiré la plupart du temps. La volonté (ou l’ego) est alors devenue l’extension du Christ en vous.

Mais bien souvent, lorsque vous essayez d’aider ou de guider les autres, vous perdez contact avec ce courant. Il y a une part de vous qui veut en faire trop. Elle cherche à obtenir des résultats en forçant ou en poussant un peu les choses, même si votre intuition vous dit de lâcher prise ou de vous retirer. Bien souvent, c’est votre ego personnel qui a le désir ardent d’obtenir des résultats visibles. Cela n’a rien à voir avec le fait d’aider les autres ! C’est un besoin de confirmation, une insécurité qui vous fait perdre contact avec le courant naturel de guérison qui est souvent plus lent et imprévisible que vous le souhaitez.

Vous en faites trop lorsque vous avez l’impression que vous travaillez dur et que vos efforts ne sont pas vraiment reçus ni appréciés par les autres. De même, lorsque vous êtes séparé du cours naturel des choses,  vous êtes souvent distrait par des jugements extérieurs. Vous avez tendance à vous appuyer sur les idées et les attentes des autres et vous avez peur d’échouer à leurs yeux. La clé pour retrouver vos forces, c’est de cesser de faire et d’être vraiment silencieux. C’est en vous reliant à nouveau à votre coeur que vous pouvez vous mettre à l’écoute de la situation, à partir d’un espace neutre et calme. Votre peur et votre insécurité disparaissent alors à l’arrière-plan et vous pouvez vraiment vous concentrer sur ce dont votre client a besoin.

Bien souvent, vous n’avez pas besoin d’en faire tant pour lui ou pour elle. D’abord et avant tout, il vous est demandé d’être avec eux et de leur offrir l’énergie de la solution d’une manière simple et directe. Vous avez besoin de croire en l’impact de votre présence, même si vous ne dites ni ne faites rien. Osez vous tenir dans cet espace silencieux quand vous êtes avec quelqu’un. Lorsque vous avez confiance en vous, vous savez instantanément ce qu’il est approprié de faire ou de dire. Souvenez-vous que, en matière de guidance, moins égale plus.

Le lâcher-prise est une forme d’amour

Surmonter les pièges que je viens de décrire implique toujours une forme de lâcher-prise. Il est question de lâcher prise de trop de réflexion, de lâcher prise de trop d’identification émotionnelle et de lâcher prise d’un usage excessif de la volonté. Mais si vous lâchez prise de tout cela et que vous vous abandonnez à cette part de vous qui est la plus pleine de sagesse et de compassion, votre « métier » d’enseignant et de guérisseur vous apportera beaucoup de joie et de plénitude. En tant qu’artisans de Lumière, vous ferez l’expérience d’un profond sentiment de réalisation de soi et de liberté. En étant un enseignant et un guérisseur, selon votre mode d’expression personnelle, vous vous sentirez relié au Tout, à l’unité qui sous-tend toutes choses. Vous aurez le sentiment d’accomplir vraiment votre mission en étant un élément de ce tissu spirituels et en y jouant votre rôle naturel.

Méditation

Voici un exercice qui peut vous aider à entrer en contact avec les sujets mentionnés dans ce message, de manière plus directe, plus émotionnelle.

Assis ou allongé dans une position confortable, portez votre attention sur les muscles des épaules et de la nuque, relâchez toute tension ou raideur qui s’y trouvent. Faites de même avec les muscles de l’abdomen, des bras et des jambes. Puis voyagez en conscience jusqu’aux pieds et ressentez votre connexion à la terre. Ressentez comme la terre vous porte et vous donne la sécurité dont vous avez besoin. Respirez un instant sans effort à partir de l’abdomen.

A présent, laissez votre imagination vous ramener à un moment où vous étiez très malheureux et abattu. Prenez la première situation qui se présente, accueillez-la. Repensez à ce moment passé, ce que vous ressentiez alors.

Puis allez à l’« énergie de la solution ». Demandez-vous : comment me suis-je sorti de là ? Qu’est-ce qui m’a le plus aidé ? L’énergie qui vous a le plus aidé a pu venir de vous ou bien de quelqu’un d’autre ; peu importe. Considérez juste le type d’énergie qui vous a fait sortir de ce point le plus bas.

Maintenant, lâchez prise du passé et pensez à quelqu’un dans le présent qui vous est cher et au sujet de qui vous avez quelques soucis, votre conjoint, votre enfant, un collègue ou une amie. Laissez cette personne venir à vous en imagination et faites comme si elle était vraiment présente. Puis demandez-lui : comment puis-je t’aider ? Quelle serait la meilleure chose que je pourrais faire pour toi ? Ecoutez avec votre coeur. Que vous répond cette personne, que vous montre-t-elle ? Ressentez la réponse. Permettez juste qu’elle vienne à vous.

Lâchez prise et portez de nouveau votre attention sur vos pieds, sur votre respiration et revenez au présent. Le but de cet exercice est de prendre conscience de ce qui aide vraiment en situation de crise émotionnelle ou de douleur. Ce peut être très différent de ce que vous pensiez.

Questions et réponses

Comment faire avec l’impatience ?

Dans l’impatience il y a toujours un élément de colère. La colère face à cette réalité, parce qu’elle est comme elle est. Dès que vous pouvez reconnaître l’énergie d’impatience comme une forme de colère, vous avez fait la moitié du chemin. Parce que vous pensez souvent que l’impatience est très vertueuse. Que vous voulez simplement que les choses aillent mieux, et qu’il est donc respectable de ‘ pousser’ la réalité.

Mais dans le fond, votre impatience est une forme de colère et dans la colère, en réalité, il y a toujours de l’incompréhension. On découvre que ne pas pouvoir accepter les choses comme elles sont est toujours une conséquence du fait qu’on ne comprend pas pourquoi les choses sont telles qu’elles sont.

Le premier pas pour gérer l’impatience consiste à vraiment reconnaître ce noyau de colère, à le ressentir. Alors vous pouvez demander : pourquoi suis-je en colère ?
Souvent, dans la colère il y a une peur sous-jacente “que ce ne sera jamais bien à nouveau”. Dans votre impatience vous dites : « c’est maintenant ou jamais ». Dans le désir d’y arriver plus rapidement, il y a toujours une peur cachée que cela n’arrive pas autrement. Cette peur deviendra apparente quand vous laisserez partir la colère.
En vous il y a une part de vide, de solitude à laquelle vous êtes confrontés quand vous lâchez  la colère. C’est une sorte ‘de trou noir’. C’est de cela que vous avez peur.
”Je suis fâché contre quelque chose à l’extérieur de moi parce que j’ai peur de quelque chose à l’intérieur de moi”.

C’est le pourquoi de la colère.

Quand vous laissez partir votre colère, vous devez vivre avec la limitation, avec l’imperfection des choses. L’imperfection de comment c’est. Ici vous pouvez rencontrer votre solitude, ou une sensation de vide et d’absurdité. Cela peut sembler très menaçant, mais si vous l’acceptez vraiment , si vous cessez de vous battre, une énergie complètement différente peut entrer en jeu. C’est l’énergie d’amour. L’amour est : vivre avec l’imperfection. Aimer l’autre avec tous ses défauts, aimer la réalité autour de vous dans toute son imperfection.

Vous trouvez tous l’invitation de l’amour sur votre chemin. L’amour est souvent si différent de ce que vous pensez qu’il est. L’amour signifie aussi : être capable de laisser l’autre à son destin, parce que vous savez que le processus intérieur de croissance connaît sa dynamique propre, son rythme propre. C’est ce que signifie vraiment respecter quelqu’un. Le ou la laisser aller son chemin ‘ avec amour ’.

A partir de la perspective de l’amour, vous pouvez même remarquer qu’il y a de la beauté dans la lutte que vit quelqu’un. Cette beauté peut être perçue quand vous comprenez et respectez vraiment le fait que toutes ces étapes ont à être franchies, et cette âme prend sur elle de passer par des parties difficiles, dures. Parfois encore et encore et encore.

Pouvez-vous regarder une personne aimée de loin ou de près se complaire dans le malheur, et pouvez-vous la soutenir et garder foi en cette âme ? C’est cela, l’amour. Pouvez-vous ressentir la nature divine dans l’être de cette personne, même si elle tue, vole et triche ? C’est cela, l’amour.

L’irritation et la tristesse  que vous ressentez régulièrement vis à vis des choses qui ne sont pas résolues, ça n’est pas de l’amour. C’est une réaction compréhensible, mais ce n’est pas de l’amour.

Comment faire avec l’impatience ? Permettez vous de ressentir votre tristesse à cause de l’incomplétude. A cause du fait que la solution n’est pas en vue, à cause de l’imperfection. Permettez vous de vous sentir triste à cause de ça.

Vous nous dites que la cause de l’impatience, cette colère, est la solitude. Vous parlez même d’un trou noir. Quelle est la racine de cela ?

En vous tous il y a ce trou noir, dans lequel vous vous retrouvez lorsque vous abandonnez l’impatience et la colère. C’est une fosse sombre, une place vide où tout s’effondre, ce qui signifie que vous ne vous sentez pas connectés, mais solitaires et sans repères.

La solitude, l’abandon, sont un très grand thème pour vous tous et c’est à cause de la peur que vous en avez que vous êtes parfois trop préoccupés du bien-être d’autrui ou de celui du monde. La racine de cette solitude, de cette désolation a été en partie traitée la dernière fois – dans la canalisation “la douleur de la naissance Cosmique” (voir le site Web). En fin de compte, votre douleur est basée sur la séparation originelle d’avec la maison, la conscience primordiale, Dieu. Mais je n’irai pas plus loin sur ce point – il a été évoqué dans ce texte.

Pour vous (qui posez cette question) il y a en particulier une crainte d’investir votre force personnelle. Dès que vous lâchez votre grand souci concernant les autres, et l’impatience qui joue un rôle là-dedans (particulièrement en ce qui concerne ceux pour lesquels vous ressentez beaucoup d’empathie) vous sentez ce trou noir. Mais en même temps, là-dedans réside une invitation à vous mettre vraiment debout dans votre force personnelle et à trouver un grand accomplissement, le votre. Il y a en vous le souvenir d’une association entre la souffrance et le fait de vous tenir debout dans votre puissance personnelle. C’est la racine du problème pour vous. Vous craignez votre propre puissance. Retrouver votre pouvoir est la clef pour abandonner la colère et laisser entrer la joie et la créativité dans votre vie.

Dans le monde médical il y a beaucoup de savoir, partout dans le monde, qui pourrait être utile à beaucoup de personnes, mais ce n’est pas mis à disposition à cause de problèmes de pouvoir . Par exemple l’argent colloïdal et l’ or colloïdal, des moyens simples mais très puissants. Tout cela tourne autour du pouvoir… Cela me rend si triste et en colère. Comment puis-je aller au-delà de ça ?

Vous êtes un ange, secouant son poing vers le ciel. Parce que vous êtes si fâchés à propos de tout ce que vous voyez. La lumière du ciel brille sur tout et tous ici sur terre. Mais tout et tous ont le libre arbitre, et sont impliqués dans un processus de croissance de conscience, qui rend possible le fait qu’à vos yeux, il y a une souffrance terrible et injuste. Le lien dont vous avez besoin dans votre conscience pour à en arriver à une acceptation de base, est une vraie compréhension du libre arbitre.

Le libre arbitre est quelque chose d’étonnant. Cela entraîne le fait que vous avez tous la capacité de devenir complètement séparés de Dieu, de la Maison, de la source primordiale. À la racine de cette séparation il y a un désir profond de découvrir, d’explorer, de créer. À la base de l’obscurité la plus profonde se trouve  la créativité la plus profonde.

Vouloir tout explorer, y compris la profondeur la plus profonde, provient d’une impulsion créatrice – divine.

Chaque âme individuelle a le droit de naissance de tout explorer. Et dans chaque âme se trouve aussi la motivation pour connaître tous les extrêmes. Non pas juste à partir du mental, mais spécialement à partir de l’expérience, à partir d’un corps physique. Parce que de quelle autre manière pouvez-vous éprouver quelque chose aussi profondément qu’en étant matériel, en l’éprouvant physiquement tandis que votre conscience est voilée et vous n’avez aucune connaissance concernant vos origines ?

C’est une motivation présente dans chaque âme, une motivation que vous devez respecter.

Jetez un coup d’oeil sur vous-même et sentez ce par quoi vous êtes passé et quel ressenti vous avez traversé. Voyez combien vous avez pris de détours au niveau du mental, du cœur et de la volonté. Et voyez quelle sagesse et quelle beauté, qui n’étaient pas là auparavant, sont apparues dans votre âme grâce à ces détours, finalement. Parce que tout ce voyage à travers les extrêmes de dualité n’est pas pour rien. Il a conduit à une création intérieure si riche que vous ne pouvez pas encore comprendre ce que vous avez accompli par ce long voyage.

Vous pouvez voir tout ce processus dans lequel se trouvent la terre et l’humanité, comme une grande expérience de créativité. Et le mobile derrière cette expérience est la joie de la création, la joie de l’expérience.

Plus vous avez sombré profondément au plan matériel, plus il est dur d’ entrer en contact avec cette joie de la création. Pour sentir que finalement, c’est la source de tout, de tout ce que vous expérimentez dans votre réalité, de la douleur et de la négativité également. Finalement, la joie de la création est la base de tout.

Comment pouvez-vous le ressentir ? Comment pouvez-vous entrer en contact avec cela ?

Levez les yeux, ne regardez pas en bas. Sentez l’énergie cosmique qui est votre maison, et sentez que toutes les choses ont un sens, même au moment le plus sombre. Pouvez-vous imaginer que tout ce qui vit sur terre crée vraiment sa propre réalité ? Que tous les êtres sensibles ont utilisé leur libre arbitre pour attirer à eux une certaine réalité ?

Si vous pouvez vraiment avoir la sensation que le libre arbitre agit dans toutes les réalités, que c’est la créativité de quelqu’un qui attire à lui ce qui arrive, alors vous comprenez qu’aucune force externe n’a de pouvoir sur quelqu’un. Il n’y a aucun pouvoir à l’extérieur de vous qui puisse vous empêcher d’être qui vous êtes, d’entrer à nouveau en contact avec le coeur divin. Il n’y a aucune force externe, il n’y a, par essence, aucune victime. Il y a toujours liberté de choix.

Même les ‘impuissants’ ont la liberté de choix. Là aussi le problème est de pouvoir respecter ces choix, quelque douloureux qu’ils puissent être. Même si ça vous semble non naturel, je veux vous inviter à profiter de la vie. A vous gâter terriblement. A vous donner tout ce de dont vous avez besoin. Ce n’est pas votre responsabilité, ces institutions du pouvoir médical et tous les problèmes qui leur sont associés.

Vous avez quelque chose de beau à partager avec cette réalité, mais ça ne se trouve  pas dans votre énergie combative, c’ est en qui vous êtes. Dans la pureté de votre être.

Est-ce que cela aboutit à ceci, Jeshua, à simplement être et non faire ? Et en ce qui concerne ces gens en Afrique, nous ne devrions-nous pas faire quelque chose pour eux ?

La compassion, la compassion réelle qui est vraiment pleine d’amour, n’est pas la pitié, mais le respect.

Les enfants que vous voyez mourir de faim à la TV sont tous différentes âmes qui ont fait des choix, qui ont une longue histoire derrière elles, dont l’image fragmentaire que vous voyez à la TV est seulement une partie de l’énigme. Je n’essaye pas de rationaliser leur souffrance, le problème est qu’il y a une profondeur à cela, une dimension derrière la souffrance, à laquelle vous ne rendez pas justice avec votre colère. Y répondre par l’indignation est à trop courte vue.

En outre, je voudrais dire quelque chose concernant cet infâme ‘ ne pas faire ’. Avec vous en particulier je voudrais vraiment recommander de ne littéralement rien faire pendant quelque temps!! (Rire). Mais en général, je voudrais dire ceci à ce sujet.

Ce ‘ non faire ’ que je voudrais vous inviter à faire, c’est: vous connecter avec le flux de votre intuition, et ressentir avec quel rythme d’action vous vous sentez bien en ce moment. Ce rythme est souvent beaucoup plus tranquille que celui que vous pensez vouloir.

Quand vous vous accordez à ce flux intérieur (la voix du silence) la synchronicité entre en jeu: vous agissez seulement quand vous vous y sentez contraints par votre intuition et tout arrive d’une façon douce et souple; sans résistance.

En son essence ce flux est la conscience du Christ, cette conscience que Gerrit évoque comme étant le silence dans votre être, hors du temps, de l’espace et de la dualité. (Voir des exercices ci-dessous)

Quand vous vous harmonisez à cela dans vos allées et venues quotidiennes, vous en faites beaucoup moins. Les choses vont beaucoup moins surcharger et encombrer votre tête, vos émotions et aussi physiquement : dans ce que vous faites.

Alors vous suivez le rythme naturel de votre être et cela crée de la tranquillité.

Cependant, certains d’entre vous sont si dépendants du ‘ faire’, que ‘ le non faire ’ crée de la tension. Il est alors important d’examiner ces tensions, parce qu’en fait, des peurs se trouvent à leur racine. Elles vont faire surface quand vous ‘ ne faites rien ’. Avant que vous ne puissiez vraiment vous harmoniser à votre flux intérieur, des émotions plutôt intenses vont devoir venir à la surface, qui devront être entièrement étreintes par votre conscience avant de pouvoir se dissoudre.

A l’heure actuelle j’ai une patiente qui est si désespérée qu’elle envisage le suicide. Est-ce que je devrais la respecter au point de pouvoir dire : bon, très bien, c’est votre choix ?

Vous devriez savoir que votre amour, là  où l’amour signifie : la laisser être complètement libre dans son choix, peut l’amener à un point de changement.

L’énergie consistant à vouloir changer et rediriger, à vouloir amener quelqu’un à un changement de pensée, produit toujours de la résistance, toujours. En effet, vous dites alors à quelqu’un : vous n’êtes pas o.k. tel que vous êtes. Je vous aime, vraiment, mais… L’énergie d’amour inconditionnel, où rien ne doit être fait et où tout est autorisé à être, peut en fait inviter quelqu’un à faire quelques pas en avant, à libérer une certaine crainte.

Et alors, pour répondre à votre question, je dis : oui, lâchez prise.

Vous ne vous réalisez pas qu’en lâchant prise, vous donnez tant.

Vous ne laissez pas tomber la personne, mais votre volonté, votre espoir, vos idées concernant ce qui est bon pour l’autre. Ce que vous donnez à autrui en laissant partir ces choses est quelque chose d’étonnant.

C’est de l’amour.


© Pamela Kribbe 2005

www.jeshua.net/fr

Avis. Les textes publiés sur ce blogue le sont à titre informatif. Votre discernement doit prévaloir en tout temps.

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